Regardez attentivement deux avions au décollage. Sauriez-vous dire lequel est un Boeing et lequel est un Airbus ?
Pour un œil non averti, la distinction est quasi impossible. Et ce n’est pas un hasard.
Les constructeurs utilisent les mêmes lois de la physique pour optimiser portance, poussée et aérodynamisme. Résultat : les appareils finissent par se ressembler extérieurement, malgré des différences internes notables.
Et devinez quoi ?
Ce phénomène ne se limite pas à l’aéronautique. Il est exactement le même dans le monde du design tech.
Du ciel aux écrans : un parallèle inattendu
Il fut un temps où chaque entreprise tech affirmait une philosophie de design bien distincte.
- Apple misait sur le skeuomorphisme : des interfaces qui imitent des objets réels (boutons, textures…).
- Google optait pour le flat design : minimalisme, couleurs vives, ombres plates.
Ces approches visaient toutes un objectif commun : améliorer l’expérience utilisateur.
Mais à force de chercher l’efficacité et la simplicité, les frontières esthétiques se sont peu à peu estompées.

Design dans la tech : Apple aussi a évolué
Avec le temps, Apple a reconnu les limites du skeuomorphisme.
Plutôt que de suivre bêtement la tendance du flat design, la firme de Cupertino a proposé sa propre lecture : un design hybride, alliant minimalisme et subtils rappels réalistes.
Le nouveau mot d’ordre : « Less is more ».
Un design à la fois épuré et intuitif, qui a fini par inspirer une grande partie de l’industrie.
Une uniformisation inévitable ?
Aujourd’hui, un Google Pixel ressemble beaucoup à un iPhone.
Même Windows a adopté des codes plus épurés, dans l’air du temps.
Faut-il crier à la copie ? Pas forcément.
Quand on poursuit les mêmes objectifs d’ergonomie et de performance, on arrive naturellement à des solutions visuellement proches.
Le cas Huawei : une copie ou une convergence ?
Prenons un exemple concret : HarmonyOS.
Beaucoup accusent Huawei d’avoir copié Apple. Pourtant, comme pour les avions, la ressemblance ne signifie pas imitation.
Créer un bon produit, c’est répondre à des contraintes fonctionnelles et esthétiques.
Et parfois, la forme optimale se ressemble… même si l’approche est différente.

Conclusion : Ce n’est pas de la copie, c’est de la convergence
Dans la tech comme dans l’aéronautique, les contraintes techniques guident le design.
Cela conduit naturellement à des produits qui, de l’extérieur, peuvent sembler identiques.
Mais sous la coque, ce sont souvent des visions différentes, des technologies propres et des expériences uniques.
Alors avant de crier au plagiat, posons-nous la question : et si tout le monde cherchait simplement la meilleure solution possible ?
