En 2020, la nouvelle tombe et fait un grand bruit. Huawei n’est plus autorisée à vendre ses smartphones sur le territoire américain. Elle est soupçonnée de livrer les données de ses utilisateurs au gouvernement chinois.
Pire, les États-Unis vont sortir une batterie de sanctions contre l’entreprise et mettre la pression sur ces alliés européens de couper tout contact avec l’entreprise chinoise. Ils iront jusqu’à interdire l’accès aux micro-processeurs et dernières technologies de fabrications de ces derniers.
Avant cet événement, Huawei en 2020 était le 3ᵉ vendeur de smartphones au monde avec plus de 182,6 millions d’unités vendues dans le monde. Elle vendait également des services de télécommunications 4G et 5G.
Prise de court, l’entreprise devait trouver une solution pour continuer à vendre sinon, c’est la mort.
Elle a en trouvé deux :
- Se concentrer sur le marché chinois et développer des solutions propriétaires de remplacement (Android par HarmonyOS…)
- Se détacher juridiquement et officiellement de l’une de ses marques, Honor.
Si vous ne le savez pas, Honor appartient à Huawei, enfin, elle l’était. En novembre 2020, Huawei vend sa marque Honor à Shenzhen Zhixin New Information Technology Co., Ltd. Shenzhen, c’est chinois hein. Bref, ça reste encore en Chine quoi.
Honor fabrique des smartphones innovants, très propres. De plus, elle n’est sous le coup d’aucune sanction. Donc, elle a accès au marché européen et américain.
Aujourd’hui, Honor, c’est le 7ᵉ plus gros vendeur de smartphones au monde avec 5% de part de marché.
Huawei reviendra bientôt au devant de la scène. Je suis convaincu.
Moralité ?
Parfois, pour rester en vie… il faut savoir se couper un bras pour sauver le corps.
